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L'Iran doit "respecter" la "révolution" et "réengager les discussions", dit Macron
information fournie par AFP 03/02/2026 à 13:55

Le président Emmanuel Macron lors d'une visite à Vallerois-le-Bois, le 3 février 2026 en Haute-Saône ( POOL / SEBASTIEN BOZON )

Le président Emmanuel Macron lors d'une visite à Vallerois-le-Bois, le 3 février 2026 en Haute-Saône ( POOL / SEBASTIEN BOZON )

L'Iran doit "respecter son peuple face à la révolution" qui s'est déroulée en janvier et "la répression terrible" des autorités, mais aussi "réengager les discussions qui sont attendues" sur le nucléaire, le balistique et la stabilité régionale, a déclaré mardi le président français Emmanuel Macron.

Interrogé par la presse en marge d'une visite en Haute-Saône, dans l'est de la France, le chef de l'Etat n'a pas plaidé pour un changement de régime à Téhéran, car "ça ne se décrète pas dans un micro tendu par le président de la République française". "Je crois à la souveraineté des peuples et donc ce sont les peuples qui changent leurs gouvernants", a-t-il dit.

"La responsabilité de l'Iran aujourd'hui, c'est d'une part de respecter son peuple face à la révolution qui s'est encore déroulée et la répression terrible que nous avons vue", "c'est de libérer les prisonniers politiques et ensuite c'est de réengager les discussions qui sont attendues de lui sur la question nucléaire d'une part, sur la question balistique d'autre part, et sur la stabilité régionale enfin, puisqu'il y a encore beaucoup de milices qui déstabilisent l'Irak, la Syrie, le Liban", a affirmé le chef de l'Etat français.

Au sujet de la possible reprise de dialogue entre l'Iran et les Etats-Unis, il a expliqué qu'il n'y avait aujourd'hui pas "de négociations à proprement parler qui aient repris", tout en apportant son soutien à des pourparlers sur les sujets évoqués.

Il a par ailleurs assuré que la France était "très vigilante" alors que l'Iran a déclaré comme "groupes terroristes" les armées européennes, en réponse à une décision similaire de l'Union européenne contre les Gardiens de la Révolution, accusés d'avoir orchestré la répression du récent mouvement de contestation.

Les emprises militaires françaises au Moyen-Orient ont été placées "dans les situations les plus renforcées de sécurité" et "toutes les dispositions" ont été prises "pour que nos soldats qui sont là-bas soient déployés dans les conditions optimales de sécurité", a-t-il déclaré.

L'Iran se prépare à des négociations directes avec les Etats-Unis, probablement vendredi, mais a rejeté d'emblée toutes "demandes déraisonnables", Donald Trump menaçant à nouveau Téhéran de "mauvaises choses" en cas d'échec de la diplomatie.

La pression s'accentue sur la République islamique depuis qu'elle a écrasé dans le sang début janvier un vaste mouvement de contestation, déclenché au départ par des manifestations contre le coût de la vie.

7 commentaires

  • 16:53

    On dirait un roquet


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